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  1. Pour les démarches, voir aussi sur ce site les UTAS et les CLIC à "Adresses utiles / services sociaux"
  2. Vous trouverez ci dessous:
-Schéma départemental des personnes en perte d'autonomie
-La personne de confiance
-Les directives anticipées
-Evaluation de l'autonomie (grille AGGIR)

Personnes en Perte d’Autonomie

  

L'adoption des schémas départementaux relatifs à l'organisation sociale et médico-sociale est une obligation réglementaire.Mais, au delà de cet aspect très formel, leur élaboration constitue surtout une réelle opportunité. Les deux schémas "enfance, famille et jeunesse"et "personnes en perte d'autonomie" sont ainsi le résultat d'une démarche très volontariste et d’un partenariat très étroit. Le Département reste naturellement garant de leur mise en  oeuvre pour les années 2010 à 2015. Un des objectifs précisément du présent document est

de permettre à chacun d'appréhender les travaux en cours et de disposer des repères incontournables pour les prochaines années. En effet, à travers ces documents de programmation, l'enjeu fondamental reste celui de l'adaptation de nos outils d'intervention aux projets de vie des personnes en perte d'autonomie et au renouvellement des générations pour l'enfance, la famille et la jeunesse. Ces schémas traduisent finalement

la solidarité départementale en direction des personnes les plus fragiles mais, au combien précieuses, soit pour leur expérience, leur humanité ou leur devenir pour les plus jeunes.

 

Schéma « Personnes en Perte d’Autonomie » : un constat partagé

 

Le schéma « personnes en perte d’autonomie » s’inscrit dans les évolutions décidées par la législateur. la loi du 11 février 2005 constitue à ce titre un tournant décisif sur le secteur du handicap. trois principes fondamentaux guident désormais la prise en charge du public handicapé :

  • la garantie du libre choix du mode de vie
  • le souci de favoriser la vie sociale
  • la nécessité de placer la personne au centre du dispositif

 

 

On s’achemine ainsi vers une fusion des publics en perte d’autonomie avec la fin annoncée des barrières d’âge et la définition d’un plan d’aide basé sur le projet de vie de la personne.

l’élaboration du schéma « personnes en perte d’autonomie » s’est donc réalisée sur la base d’un constat partagé, qui se résume en cinq points :

  • le souci d’enrichir le précédent schéma (2005-2010) qui amorçait déjà la mixité des publics pris en charge
  • la volonté de conforter le maintien à domicile à travers des aides financières, le développement des services et la mise en oeuvre de solutions alternatives et de répit
  • l’amélioration de la coordination gérontologique des partenaires de proximité (clic – cgh)
  • le nécessaire soutien à apporter aux associations d’aide à domicile et le souci de fluidifier les prises en charge en ssiad
  • Ø la structuration de l’accueil familial et le développement de l’accueil de jour et de l’hébergement temporaire

 

 

 

La planification et l’organisation départementale en Creuse s’organisent

autour de 2 volets :

• Le schéma « Enfance, Famille, Jeunesse » ;

• Le schéma « Personnes en perte d’autonomie ».

 

 

Le Conseil Général a défini ces deux schémas pour la période 2010 / 2015 sur la base d’une démarche prospective et d’un partenariat volontariste et affirmé.

La méthodologie retenue, commune aux deux documents, s’appuie avant tout sur un bilan

des schémas précédents et un état des lieux précis de l’existant, résultat d’une large  concertation partenariale mise en place à travers la création d’un comité de pilotage propre à chaque schéma mais aussi d’un comité technique de rédaction des nombreux groupes de  travail thématique et d’un comité de suivi, les schémas se structurent autour de grandes

orientations. Chaque orientation fait l’objet de plusieurs « fiches actions » qui précisent le

contexte, l’objectif, les modalités de mise en oeuvre, le pilote et les partenaires, l’échéancier de réalisation, les indicateurs de suivi et d’évaluation et enfin les moyens à mobiliser.

 

 

 

 

 

Les grands axes du Schéma Départemental des Personnes en Perte d’Autonomie

 

AXE I (objectif opérationnel 1 à 8) Orienté autour de la prise en charge à domicile du public âgé et handicapé, cet axe se donne pour objectifs de :

 

• Développer les actions de prévention (actions 1.1 à 1.4) : auprès du public en perte  d’autonomie, des malades d’Alzheimer et des personnes dépendantes en situation de précarité,  et promouvoir l’adaptation de l’habitat à la perte d’autonomie

• Moderniser le secteur de l’aide à domicile et améliorer la professionnalisation (actions 2-1 à 2-3) : la mise en oeuvre du plan départemental de modernisation de l’aide à domicile signé en partenariat avec la CNSA pour accompagner les « structures » d’aide à domicile dans leur professionnalisation, la promotion du métier, la modernisation de leur activité et un plus grand partenariat avec le secteur sanitaire.

• Favoriser le maintien à domicile grâce aux aides technologiques (actions 3.1 à 3.2) : tirant les enseignements de l’expérimentation domotique menée en Creuse, ces actions visent à sécuriser le dispositif actuel de téléalarme départemental et généraliser les packs domotiques à domicile tout en développant de nouveaux outils communicants afin d’améliorer la prise en charge des personnes et la coordination des intervenants.

• Optimiser la prise en charge des personnes dans le cadre de l’accueil familial (actions 4.1 à 4.4) il importe de structurer le dispositif départemental d’accueil familial et professionnaliser

le métier d’accueillant tout en accompagnant la mise en place de nouveaux projets innovants.

• Consolider le projet de vie des personnes en perte d’autonomie (actions 5.1 à 5.4) à travers le renforcement des partenariats avec les clubs et associations, le développement de formules de prise en charge adaptées (notamment vis-à-vis du public Alzheimer et de leurs aidants naturels) et en favorisant les déplacements et transports des personnes en perte d’autonomie

• Renforcer l’aide et la communication envers les aidants naturels (actions 6.1 et 6.2) : il s’agit de prévenir les ruptures et les placements d’urgence en organisant des groupes de soutien aux aidants en communiquant sur leurs droits et devoirs et en favorisant la bien-traitance.

• Mettre en place la réforme de la protection juridique des majeurs (action 7.1) à travers les Mesures d’Accompagnement Social Personnalisé (MASP).

• Développer des outils d’évaluation et de contrôle à domicile (actions 8.1et 8.2) : poursuivre le recours aux outils d’évaluation  et développer le contrôle d’effectivité.

 

AXE II (objectif opérationnel 1 à 6) Dédié aux problématiques spécifiques au public handicapé, cet axe s’attache à :

 

• Développer l’accessibilité conformément à la loi du 11 février 2005 (action 1.1) notamment quant aux infrastructures de transport.

• Offrir une prise en charge adaptée à toutes les personnes en situation de handicap (actions 2.1 et 2.2) en optimisant l’accompagnement médico-social et en anticipant le devenir et l’hébergement des travailleurs handicapés en fin d’activité professionnelle.

• Favoriser l’évolution des structures au regard des besoins départementaux (actions 3.1 à 3.3) à travers la diversification des modes d’accueil, l’adaptation des équipements existants et l’évolution des structures et services pour tenir compte du vieillissement des personnes handicapées et de leur famille.

• Conforter et évaluer l’apport des Groupements d’Entraide Mutuels (action 4.1) pour favoriser la proximité du service et son extension.

• Permettre l’accès des personnes handicapées à la pratique d’un sport, à la culture et aux loisirs (action 5.1) en communiquant auprès des personnes handicapées et en sensibilisant et

formant les encadrants aux problématiques du handicap.

• Mieux prendre en compte les handicaps spécifiques (action 6.1) en veillant à répondre aux besoins non satisfaits.

 

AXE III (objectif stratégique 1 à 7) Consacré à la prise en charge des personnes âgées en établissement, cet axe vise à :

 

• Adapter les établissements aux nouvelles normes d’accueil des personnes âgées (actions 1.1  à 1.3) : à travers la réhabilitation maîtrisée des EHPAD, la promotion des demandes qualités  et une meilleure préparation à l’entrée en établissement.

• Poursuivre l’équipement départemental et développer le recours à la domotique en  établissement (actions 2.1 à 2.3) finaliser les opérations de construction, s’assurer de la  faisabilité de nouvelles opérations et tirer profit de l’expérimentation domotique en                         

établissement.

• Finaliser la signature des conventions tripartites (actions 3.1 et 3.2) avec un souci ’évaluation de l’existant.

• Mieux prendre en compte la maladie d’Alzheimer et les troubles apparentés en établissement (actions 4.1 à 4.3) en adaptant l’équipement départemental, en organisant le partage d’expérience et en diversifiant les solutions de répit pour les aidants.

• Améliorer la professionnalisation des intervenants en établissements (actions 5.1 à 5.4) à travers la définition précise des profils de poste la mutualisation des interventions de professionnels, le développement du soutien en fin de vie et la prise en compte de

la gestion des risques environnementaux.

• Accompagner la requalification des USLD (action 6.1) et en suivre les conséquences.

• Optimiser les pratiques soignantes en EHPAD (actions 7.1 à 7.3) en confortant le rôle des médecins coordonnateurs, en développant un travail de filière autour de la personne âgée mais également les échanges de bonnes pratiques de soins.

 

 

AXE IV (objectif stratégique 1 à 5) De portée plus stratégique, cet axe vise à :

 

• Créer un guichet unique d’accès aux soins et services pour les personnes en perte  d’autonomie (action 1.1) à travers la mise en place de la Maison Départementale de  l’Autonomie (MDA).

• Définir les modalités de coordination des intervenants (actions 2.1 à 2.3) en travaillant sur le rôle respectif des acteurs locaux de proximité : CLIC, Coordination gérontologique  hospitalière et en élaborant une méthodologie partenariale locale.

• Mieux harmoniser les secteurs géographiques d’intervention (action 3.1) à travers une réflexion sur les cohérences de territoire à avoir entre les services de proximité.

• Réfléchir à la convergence des modalités d’évaluation des besoins des personnes en perte d’autonomie (actions 4.1 et 4.2) en mettant en place une gestion rationalisée des demandes

d’institutionnalisation et en optimisant les préconisations des plans de compensation.

• Mieux prendre en compte les besoins en formation (actions 5.1 et 5.2) synthèse des différentes actions de formation proposées au fil des fiches du schéma tant pour le domicile qu’en établissement.

 

 

 

Personne de confiance

 

1.     Qu’est ce qu’une personne de confiance ?

 

La loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé a souhaité mettre en place une véritable démocratie sanitaire. Elle affirme les droits des personnes malades, et fait de l’information, du consentement du patient aux soins qui lui sont prodigués des principes fondamentaux.

Elle fait de l’usager un acteur central du système de santé, et définit une nouvelle relation entre le médecin et son patient.

L’une des manifestations de cet esprit novateur est incontestablement la notion de « personne de confiance » désignée par le malade, consacrée par la loi et insérée dans le Code de la santé publique.

La loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 a introduit dans le Code de la santé publique quatre articles mentionnant la personne de confiance. On relève que la notion de personne de confiance est originale : elle se distingue du mandataire mentionné à l’article 1984 du Code civil.

La disposition essentielle concernant la personne de confiance est la suivante : Article L. 1111-6 : « Toute personne majeure peut désigner une personne de confiance qui peut être un parent, un proche ou le médecin traitant, et qui sera consultée au cas où elle-même serait hors d'état d'exprimer sa volonté et de recevoir l'information nécessaire à cette fin. Cette désignation est faite par écrit. Elle est révocable à tout moment. Si le malade le souhaite, la personne de confiance l'accompagne dans ses démarches et assiste aux entretiens médicaux afin de l'aider dans ses décisions.

Lors de toute hospitalisation dans un établissement de santé, il est proposé au malade de désigner une personne de confiance dans les conditions prévues à l'alinéa précédent. Cette désignation est valable pour la durée de l'hospitalisation, à moins que le malade n'en dispose autrement.

Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas lorsqu'une mesure de tutelle est ordonnée. Toutefois, le juge des tutelles peut, dans cette hypothèse, soit confirmer la

mission de la personne de confiance antérieurement désignée, soit révoquer la désignation

de celle-ci ».

 

2.     Qui peut désigner une personne de confiance ?

 

L’article L. 1111-6 habilite « toute personne majeure » à désigner une personne de confiance. Il faut donc être majeur pour choisir une personne de confiance.

Le mineur ne peut pas désigner une personne de confiance : cette interdiction résulte directement de l’article L. 1111-6.

S’agissant de la personne mise sous tutelle, le dernier alinéa de l’article L. 1111-6 n’autorise pas l’incapable à désigner une personne de confiance. Toutefois, si une personne de confiance avait été antérieurement désignée, le juge des tutelles peut décider de confirmer la mission de celle-ci, soit révoquer sa désignation.

On peut penser qu’en pratique, la mission de la personne de confiance sera poursuivie dans l’intérêt même du patient.

S’agissant de la personne mise sous curatelle ou sous sauvegarde de justice, elle peut certainement désigner une personne de confiance, car elle peut effectuer elle-même un certain nombre d’actes de la vie courante (articles 508 et 511 du Code civil).

S’agissant d’une personne ne bénéficiant d’aucun régime de protection, mais ne disposant pas de son entière lucidité, elle peut désigner une personne de confiance, tout comme elle peut consentir aux soins. Mais il appartient aux professionnels de santé particulièrement aux médecins de se montrer vigilants.

 

3.     Qui peut avoir la qualité de personne de confiance ?

 

L’article L. 1111-6 précise que la personne de confiance peut être « un parent, un proche ou le médecin traitant » .

Le choix d’une personne de confiance peut s’avérer délicat pour le patient hospitalisé qui ne dispose ni de parents, ni de proches, ni d’amis alors qu’il souhaite désigner un tiers. Un agent hospitalier, un gérant de tutelles, une assistante sociale, un interprète peuvent-ils être proposés? Une association d’usagers peut-elle autoriser certains de ses membres à se présenter comme tiers ?

Il est sûr qu’il y a une certaine contradiction entre les termes de confiance et de tiers : il n’y a pas de confiance sans connaissance préalable véritable. Désigner une personne de confiance sans véritablement la connaître ne paraît pas raisonnable.

La personne de confiance est unique. Le texte ne prévoit pas la possibilité de désigner plusieurs personnes de confiance.

L’article L. 1111-6 précise que la désignation est révocable à tout moment. Elle est valable pour la durée de l’hospitalisation, sauf volonté contraire du patient.

 

4.     Quelle est la mission de la personne de confiance ?

 

La mission de la personne de confiance dans le domaine des soins :

 

En matière de diagnostic et de soins, la mission de la personne de confiance évolue en fonction de l’état de santé du patient :

Lorsque la personne malade dispose de toute sa lucidité, la mission de la personne de confiance se trouve limitée : elle accompagne, assiste, mais ne se substitue pas à l’intéressé et ne s’exprime dons pas à sa place.

Lorsque le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté, la personne de confiance est aussi

l’interlocuteur direct du médecin. L’article L. 1111-4 alinéa 4 dispose ainsi que le médecin consulte obligatoirement la personne de confiance, ou la famille, ou à défaut, un des proches du patient.

Cette consultation est obligatoire avant toute intervention ou toute investigation. Le patient ne peut s’en dispenser qu’en cas d’urgence ou d’impossibilité.

 

La mission de la personne de confiance dans le domaine de la recherche biomédicale :

 

La loi du 4 mars 2002 a modifié l’article L.1122-1 du code de la santé publique. Elle a inséré une disposition prévoyant qu’en cas de recherche biomédicales à mettre en oeuvre dans des situations d’urgence ne permettant pas de recueillir le consentement préalable de la personne, le Comité consultatif de protection des personnes dans la recherche biomédicale (CCPPRB) pourra solliciter le consentement des membres de sa familles, ou « à défaut l’avis de la personne de confiance ».

Encore une fois, la personne de confiance peut être saisie pour avis dans une situation d’urgence

 

 

 

LES DIRECTIVES ANTICIPEES

 

Source : Loi du 22 avril 2005 (loi Léonetti) –

Décret n° 2005-370 du 22 avril 2005

Décret n° 2006-119 du 6 février 2006

Décret n° 2006-120 du 6 février 2006

Décret n° 2010-107 du 29 janvier 2010

 

La loi du 22 avril 2005 (loi LEONETTI) a introduit les directives anticipées.

Il s’agit d’instructions que donne, par avance, une personne consciente, sur la conduite à tenir au cas où elle serait dans l’incapacité d’exprimer sa volonté. Elles lui permettent de garder un contrôle sur sa fin de vie.

Les directives anticipées sont prises en considération pour toute décision concernant un patient hors d’état d’exprimer sa volonté, chez qui est envisagé l’arrêt ou la limitation d’un traitement inutile, ou le maintien artificiel de la vie.

Les directives anticipées sont valables pour une durée de trois ans. Elles doivent avoir été établies moins de trois ans avant l’état d’inconscience de la personne concernée, ou avant le jour où la personne s’est avérée hors d’état d’exprimer sa volonté pour que le médecin en tienne compte. Elles doivent être renouvelées tous les trois ans (confirmation signée par l’auteur du document).

Pour être validées, les directives anticipées doivent être rédigées en respectant les règles suivantes :

Si la personne peut rédiger elle-même ses directives anticipées :

Ø      Elles doivent être écrites, datées et signées par leur auteur

Ø       L’auteur doit s’identifier en indiquant son nom, prénom, date et lieu de naissance

Ø      L’auteur peut demander au médecin auquel il confie ses directives anticipées d’établir une attestation certifiant qu’il est en état d’exprimer sa volonté lors de la remise de ces directives.

 

Si la personne ne peut pas rédiger elle-même ses directives anticipées :

Ø      La personne de confiance ou une autre personne peut rédiger les directives pour l’auteur

Ø      Deux témoins (la personne de confiance si elle est désignée et/ou d’autres personnes librement choisies) doivent attester que les directives sont l’expression de la volonté de l’auteur. Ces deux témoins indiquent leur nom et qualité. L’auteur des directives doit être identifié par son nom, prénom, date et lieu de naissance

 

Les directives anticipées doivent être facilement accessibles pour le médecin qui devra en tenir compte :

Elles peuvent être conservées en plusieurs exemplaires à plusieurs endroits :

Ø      Par l’auteur lui-même

Ø      Dans le dossier médical libéral (médecin traitant ou autre médecin)

Ø      Dans le dossier médical de l’hôpital

Ø      Par la personne de confiance

Ø      Par un membre de la famille

Ø      Par un proche

 

Si les directives anticipées ne sont pas conservées dans un dossier médical, il est obligatoire d’indiquer dans ce dossier leur existence et les coordonnées de la personne qui les détient.

Lorsqu’une personne est hospitalisée, elle peut signaler qu’elle a écrit des directives anticipées et faire inscrire dans son dossier médical, les coordonnées de la personne qui les détient.

Le décret n° 2010-107 du 29 janvier 2010, relatif aux conditions de mise en oeuvre des décisions de limitation du traitement, précisé dans le II de l’article 4127-37 de la santé publique, est ainsi modifié :

- le 1er alinéa est remplacé par l’alinéa suivant : « Dans les cas prévus au cinquième alinéa de l’article L 111-4 et au premier alinéa de l’article L 1111-13, la décision de limiter ou d’arrêter les traitements dispensés ne peut être prise sans qu’ait été préalablement mise en oeuvre une procédure collégiale. Le médecin peut engager la procédure collégiale de sa propre initiative. Il est tenu de le faire au vu des directives anticipées du patient, présentées par l’un des détenteurs de celles-ci, mentionnées à l’article R 111-19, ou à la demande de la personne de confiance, de la famille ou à défaut de l’un des proches. Les détenteurs des directives anticipées du patient, la personne de confiance, la famille ou le cas échéant l’un des proches, sont informés, dès qu’elle a été prise, de la décision de mettre en oeuvre la procédure collégiale. »

-au deuxième, troisième, quatrième et cinquième alinéa, après le mot : «la décision » sont insérés les mots « de limitation ou d’arrêt du traitement » ; le cinquième alinéa est complété par la phrase suivante : « la personne de confiance, si elle a été désignée, la famille, ou, à défaut, l’un des proches du patient sont informés de la nature et des motifs de la décision de limitation ou d’arrêt du traitement »

 

 

 

SUGGESTION DE REDACTION DE DIRECTIVES ANTICIPEES

 

Je soussigné, nom…..prénom….né(e) le …..à........ résidant à : adresse………..déclare que :

selon la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 et ses décrets d’application n° 2006-119 et 2006-120 du 6 février 2006, relatifs aux droits des malades et à la fin de vie et du décret n° 2010-107 du 29 janvier 2010 relatif aux conditions de mise en oeuvre des décisions de limitation ou d’arrêt du traitement, me soient appliquées les mesures suivantes me concernant :

¨       Pas d’acharnement thérapeutique

¨       Pas de traitement ayant pour unique effet le seul maintien artificiel de la vie

¨       Que l’on me soulage de mes souffrances même si cela a pour effet secondaire d’abréger ma vie

¨       Que cette loi me soit appliquée avec toutes les précautions mises en place, de telle manière que personne ne puisse mettre en doute les qualités professionnelles et d’humanité de l’équipe soignante qui sera à mon chevet à ce moment là.

Mon médecin traitant, le Dr…………adresse…………..tél……, est d’accord pour participer à la mise en oeuvre de ces directives (demander l’accord avant la rédaction.

Je désigne comme personne de confiance me représentant : Nom…….Adresse…..Tél…. (cela peut être la famille ou une autre personne).

 

Fait le………….

A………………..

 

Signature

 

 

(On peut faire valider sa signature à la mairie ; demander à un représentant du culte d’assister la personne).

 

 

 

 

Comment évaluer d’autonomie d’une personne âgée
pour une entrée en maison de retraite ?

 

Chacun peut estimer assez facilement le degré d’autonomie d'une personne âgée qu’elle connaît bien. Mais pour rendre cette mesure incontestable et fiable, les pouvoirs publics ont mis au point depuis une douzaine d’années une grille nationale dite AGGIR pour Autonomie Gérontologie- Groupes Iso-Ressources, qui est utilisée lors de l’admission en maison de retraite.
La grille AGGIR doit être remplie par un médecin ou une équipe spécialisée de la maison de retraite et se présente sous la forme d’un questionnaire destiné à apprécier les difficultés d’une personne dans l’exercice des actes quotidiens de la vie : la toilette, l’habillage, l’alimentation, la préparation des repas, les déplacements, etc.
Les résultats de l’évaluation produite par cette grille AGGIR sont importants car ils permettent de déterminer pour une personne âgée l’accès à l’Allocation Personnalisée d’Autonomie et parce qu’elle conditionne une partie des financements des maisons de retraite en fonction du degré de dépendance globale de leurs résidents.

 

Le questionnaire d’évaluation balaye 17 critères :

 

10 critères sont "discriminants", c’est-à-dire entrent directement en compte dans le calcul de la dépendance de la personne âgée :

 

1

Cohérence

Converser et se comporter de façon sensée par rapport aux normes admises

2

Orientation

Se repérer dans le temps (jour/nuit, matin/ soir), dans les lieux habituels ou non ...

3

Toilette

Faire seul, habituellement et correctement, sa toilette du haut et du bas du corps.

4

Habillage

S’habiller, se déshabiller, seul, totalement et correctement.

5

Alimentation

S’alimenter seul et correctement.On considère que les aliments sont déjà préparés.

6

Elimination

Assurer seul et correctement l’hygiène de l’élimination.

7

Transferts

Passer seul, d’une des 3 positions (debout, assis, couché) à une autre, dans chaque sens.

8

Déplacement Intérieur

Se déplacer seul à l’intérieur (éventuellement avec canne, déambulatoire ou fauteuil roulant).

9

Déplacement Extérieur

Se déplacer seul à l’extérieur en tenant compte de l’environnement : obstacles, escaliers, transports en communs.

10

Communication à distance

Pouvoir utiliser les moyens de communication (téléphone, alarme, sonnette) dans le but d’alerter.

 

7 critères sont seulement "illustratifs" car ils n’entrent pas directement dans l’évaluation quantitative de la dépendance mais permettent de mieux prévoir les aides dont aura besoin la personne âgée en matière de gestion budgétaire, de cuisine, ménage, transports, achats, suivi du traitement et activités de temps libre.

 

La grille des valeurs GIR

 

Pour chaque critère, la personne âgée recevra une « note » selon qu’elle accomplit normalement, partiellement ou pas du tout ces actes de la vie courante. Une somme de ces résultats sur les 10 critères discriminants est faite qui détermine une note globale permettant de la classer dans une des 6 catégories ou profil type décrivant son degré de dépendance globale. On appelle ces catégories les GIR pour Groupe Iso Ressources

 

Valeurdu GIR

Profil de la personne âgée

1

Dépendance totale, mentale et corporelle

2

Grande dépendance

3

Dépendance corporelle

4

Dépendance corporelle partielle

5

Dépendance légère

6

Pas de dépendance notable ou suffisante

Evaluation des maisons de retraite concernant l’autonomie

 

Une maison de retraite possédant un GIR faible (inférieur à 2) héberge une population de personnes âges majoritairement très dépendantes.

A l’inverse une maison de retraite qui affiche un GIR supérieur à 4 correspond à un établissement comptant une majorité de résidents relativement autonomes.

Il s’agit bien entendu de choisir une maison de retraite dont le GIR correspond approximativement à celui de la personne à recevoir.

Il doit être également noté que les dotations financières des maisons de retraite s’établissent en partie en fonction de la valeur de leur GIR.